Deux investisseurs exposés aux mêmes marchés peuvent enregistrer des performances sensiblement différentes.Ce constat, fréquent en investissement en bourse, ne s’explique pas uniquement par le choix des actifs, qu’il s’agisse d’ETF ou de titres en direct (actions).
L’écart provient essentiellement du processus de décision (quand entrer, quand sortir…), du pilotage du portefeuille et de la gestion des biais comportementaux.
La performance d’un investissement ne résulte pas uniquement du choix d’un actif.
Elle dépend d’une succession de décisions : niveau d’exposition, arbitrages, gestion du risque, maintien ou non des positions dans des phases de volatilité.
Dans les faits, deux investisseurs exposés à un même indice comme le MSCI World peuvent obtenir des trajectoires de performance différentes, en raison de choix d’allocation et de timing distincts.
Ce constat conduit à reconsidérer la place du processus d’investissement dans la création de valeur.
Les ETF se sont imposés comme des instruments majeurs de la bourse au cours de la dernière décennie.
Leur développement repose sur plusieurs caractéristiques : accessibilité, transparence, coûts réduits, diversification automatique et capacité à répliquer des indices larges comme le S&P 500.
Cette évolution a conduit à opposer, parfois de manière simplifiée, gestion passive et gestion active. Cette opposition laisse s’installer progressivement l’idée que les ETF seraient systématiquement plus performant que la gestion active.
Dans la pratique, cette distinction mérite d’être nuancée.
Les ETF permettent de capter efficacement la performance globale des marchés.La gestion active, quant à elle, introduit une capacité d’ajustement et de sélection.
Ces deux approches poursuivent le même objectif et peuvent coexister au sein d’une même allocation.
Les ETF reposent sur une logique de réplication indicielle.
Leur fonctionnement repose sur plusieurs principes :
Ces caractéristiques permettent de capter le bêta des marchés avec efficacité.
Malgré leur efficacité, les ETF présentent certaines limites structurelles.
La première concerne la concentration des indices.Sur des indices comme le NASDAQ 100 ou le CAC 40, une part significative de la performance peut être attribuée à un nombre restreint de capitalisations.
La deuxième tient à la réplication mécanique.Un ETF reflète fidèlement son indice, incluant à la fois les entreprises les plus performantes et celles en difficulté.
Enfin, la montée en puissance des flux vers les ETF tend à homogénéiser les allocations.Cette convergence peut accentuer certains mouvements de marché, en particulier lors de phases de tension sur la liquidité.
Ces éléments modifient la perception de la diversification et appellent une lecture plus fine du risque.
Au-delà des caractéristiques des produits, le comportement des investisseurs constitue un facteur déterminant de la performance.
Les analyses menées par Morningstar sur la période 2015-2024 mettent en évidence un écart moyen de l’ordre de 1,7 % par an entre la performance des ETF et celle effectivement réalisée par les investisseurs.
Ce phénomène, désigné sous le terme de behavior gap, s’explique principalement par :
La liquidité et la cotation en continu des ETF facilitent ces ajustements, mais peuvent également accentuer ces comportements. Cette accentuation est parfois plus marquée qu’avec des fonds traditionnels en raison de la négociation en continu des ETF.
La gestion active repose sur une logique différente.
Elle vise à ajuster l’exposition aux marchés en fonction de leur évolution, tout en sélectionnant des actifs selon des critères fondamentaux ou quantitatifs.
Cette approche permet notamment :
Mais son rôle va au-delà de la simple sélection de titres.
Un accompagnement régulier permet aussi d’aider les investisseurs à gérer leurs biais comportementaux et à rester investis dans les moments de volatilité.
La clé de la performance ne réside pas uniquement dans le choix des produits… mais aussi dans la capacité à rester discipliné dans la durée.
Au sein de Portzamparc, la construction des portefeuilles ne repose pas sur une opposition entre gestion active et gestion passive.
Les deux approches sont utilisées de manière complémentaire.
Les principes de gestion intègrent :
Dans ce cadre, les ETF peuvent représenter une composante tactique, généralement limitée (environ 10 % des portefeuilles), permettant de capter certaines dynamiques de marché de manière efficiente.
La gestion active permet, en parallèle, d’ajuster les allocations, de renforcer certaines convictions et de prendre en compte les spécificités de chaque investisseur.
Au-delà de la gestion financière, l’accompagnement vise également à encadrer les décisions dans des phases de volatilité, afin de maintenir la cohérence de l’allocation dans la durée.
Pour en savoir plus :
Les ETF permettent-ils de garantir une performance de marché ?
Ils répliquent un indice de référence, avec un écart limité. La performance finale dépend du comportement de détention.
Pourquoi observe-t-on un écart entre performance théorique et performance réelle ?
Les décisions d’investissement, en particulier le timing d’entrée et de sortie, influencent directement la performance obtenue.
La gestion passive permet-elle une diversification suffisante ?
Elle offre une diversification apparente, mais la concentration des indices peut réduire cette diversification effective.
La gestion active permet-elle de surperformer les marchés ?
Elle offre une capacité d’ajustement et de sélection, mais sa performance dépend du processus de gestion et du contexte de marché.
Quel facteur influence le plus les performances à long terme ?
La discipline dans la gestion du portefeuille et la cohérence des décisions d’investissement.
Deux investisseurs peuvent partager une même exposition aux marchés et enregistrer des résultats différents.
Cet écart met en évidence une réalité structurelle : la performance ne repose pas uniquement sur les instruments utilisés, mais sur la manière dont ils sont intégrés dans une stratégie globale.
Chez Portzamparc, nous accompagnons les investisseurs dans la structuration, le suivi et l’ajustement de leur allocation, en intégrant à la fois les dimensions financières et comportementales.
Nos solutions, gestion conseillée, gestion sous mandat ou gestion autonome, s’appuient sur une méthodologie propriétaire visant à maintenir la cohérence entre objectifs, horizon d’investissement et profil de risque.
Nous vous invitons à échanger avec nos équipes afin d’évaluer l’adéquation de votre allocation actuelle avec les conditions de marché et vos objectifs patrimoniaux.
Nous vous en remercions et espérons que cette newsletter vous donnera entière satisfaction.Après avoir accepté via le bouton ci-dessus, vous aller recevoir un mail de confirmation. La bonne réception de ce message vous assurera de celle des suivants.
En cliquant sur j’accepte, vous donnez votre consentement pour que BNP Paribas, responsable de traitement, utilise votre adresse email ci-dessus afin de vous adresser par email une fois par mois les actualités BNP Paribas Banque Privée sur l’investissement.
Vous pouvez retirer à tout moment votre consentement grâce au lien intégré dans nos communications ou en exerçant vos droits sur mabanqueprivee.bnpparibas. Votre adresse email est conservée pour la durée de l’abonnement et supprimée automatiquement au bout de 2 ans à compter du dernier contact à votre initiative. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement, à la portabilité de vos données ainsi que du droit à la limitation du traitement de vos données. Vous disposez également du droit de définir des directives relatives à la conservation, l’effacement ou la communication de vos données personnelles, applicables après votre décès. Les informations sur les traitements de vos données personnelles et comment exercer vos droits figurent dans la Notice Protection des Données Personnelles [Notice_Protection_Donnees_Personnelles.pdf (mabanqueprivee.bnpparibas)]